Association Vaudry-Birloï
En mai 1989, la commune de Vaudry acceptait de par¬rainer un des 8000 villages roumains menacés de destruction par le "plan de systématisation" imaginé par Nicolas Ceausescu.
Le hameau de Birloï, un de ceux qui constituent la commune de Bogati, donna son nom à l'association qui, après la "Révolution roumaine" de décembre 89, continua de tisser des liens d'amitié entre notre commune et celle de Bogati.
Ces liens se traduisirent dès l'année suivante par l'envoi de matériel médical et scolaire ainsi que de vêtements, destinés à aider ces villageois roumains de la province de Arges, à une centaine de kilomètres de la capitale Bucarest.
Convois de type humanitaire et visites amicales se sont alors succédé au fil des années. Les ressources de l'association alimentées par le montant des adhésions, par la subvention municipale annuelle, par les recettes des diverses manifestations ainsi que l'aide apportée par des entreprises locales permirent de financer les actions entre 1990 et 2005. Mais c'est surtout grâce au bénévolat des membres actifs que le travail de l'association a pu être mené à terme.
Dès les premières années, des responsables du village roumain ont pu venir à Vaudry étudier le fonctionnement des institutions françaises (établissements médicaux et scolaires, collectivités locales et départementales...). A deux reprises, de jeunes élèves des écoles de Bogati ont été hébergés par les membres de l'association et ont pu découvrir notre région.
Le fonctionnement des institutions locales roumaines, au lendemain de l'ère Ceausescu, n'a pas facilité le travail de l'association : la succession des maires de Bogati - pas moins de 6 en 16 ans! , l'absence de tissu associatif dans le système roumain, etc. .. ont fait que ce qui aurait dû être l'équivalent roumain de notre association vaudricienne ne s'est jamais durablement mis en place.
La (lente) modernisation du pays a rendu peu à peu obsolète l'aide humanitaire que l'association pouvait apporter à Bogati. La municipalité roumaine dispose à présent de moyens, même s'ils sont encore très faibles, pour donner aux jeunes de la commune une meilleure qualité d'enseignement par exemple. Néanmoins, notre dernière action de 2005 (équipement d'un labo et fournitures scolaires) apportait encore un plus.
Une de nos plus grandes satisfactions est d'avoir fourni une aide morale et suivi le parcours universitaire d'une étudiante originaire de Bogati : Cristina Chitescu, qui assure le relais entre notre association et sa commune de naissance, a en effet, cette année, obtenu brillamment son doctorat d'ingénieur à l'Université de Nancy.
L'assemblée générale de 2007 aura à se prononcer sur la pérennité de l'association, les buts, essentiellement humanitaires, devenant caducs avec l'entrée de la Roumanie dans l'Union Européenne, ou sur un nouveau contenu des possibles actions à mener en direction de Bogati.