Histoire de Blon

Blon avant 1840

Ni l’origine, ni la signification du nom ne sont connues, mais ainsi orthographié, on le trouve dans des manuscrits dont le plus ancien remonte à 1316.

Les monts de Blon

C’est ainsi qu’était appelée la vaste région granitique et stérile située entre la Vire à l’ouest, le chemin de Tinchebray à l’est, la ville de Vire au nord et le Pont es Retours au sud. On disait aussi la « commune de Blon » parce que tout ce que portait le sol était à la disposition de tous.
Deux parties inégales le composent : les Grands Monts qui dominent la vallée de la Vire avec une altitude atteignant jusqu’à 250 mètres ; les Petits Monts, moins élevés et moins étendus, qui s’appuient au nord sur le plateau de Vaudry.

Le vallon de Blon

Entre les Grands Monts et les Petits Monts s’étend un vallon qu’empruntait le chemin de Tinchebray, voie de communication importante sur le trajet direct de Paris au Mont-Saint-Michel.
La rivière de Roullours ou des Houlles, du nom de sa source, a creusé son lit au fond du vallon. Son cours rapide et régulier faisait tourner les roues d’un moulin, depuis probablement le Xème siècle.

C’est ainsi qu’était appelée la vaste région granitique et stérile située entre la Vire à l’ouest, le chemin de Tinchebray à l’est, la ville de Vire au nord et le Pont es Retours au sud. On disait aussi la « commune de Blon » parce que tout ce que portait le sol était à la disposition de tous
Ruisseau des Houlles
 


Le hameau de Blon

Un hameau s’est établi peu à peu sur les rives. A côté des maisons « manables » s’était construit, sur la rive gauche, le manoir dont il ne reste que quelques vestiges et le nom que porte encore la ferme qui surplombe la communauté ; tandis que de l’autre côté de la rivière s’élève le « petit manoir de Blon », encore bien conservé. Il date du début du XVème siècle et, jusqu’à la Révolution, il appartenait à la famille Lebrun de Blon.

Après être passée aux mains de plusieurs propriétaires, la parcelle du moulin, avec le vallon et les coteaux de sa rive droite, fut acquise en 1810 par Jean-Baptiste Tirel. Celui-ci entreprit d’y établir une manufacture de drap, industrie qui fut florissante dans la région viroise. Il fit construire de beaux bâtiments, solides et spacieux, fit venir les machines les plus perfectionnées, trouva des débouchés en obtenant la fourniture du drap pour l’habillement des soldats de l’Empire

De Vire, à partir de la barrière du Haut Chemin, on accédait au hameau par la ruelle de Blon ; ce chemin étroit et à forte pente était souvent impraticable. Pour gagner le chemin de Tinchebray (la vieille route), il fallait franchir le ruisseau. Les voitures passaient dans l’eau et les piétons sur des planches ou de gros cailloux. Vers 1794, un pont fut construit, exhaussant le chemin comme en témoignent les maisonnettes qui font face à l’entrée de la communauté : leur étage est devenu rez-de-chaussée relié à la rue par une passerelle, tandis que l’ancien rez-de-chaussée sert maintenant de cave.

La terre et les moulins de Blon

C’est ainsi qu’un parchemin de 1715 désigne la propriété acquise par les Augustines de l’Hôtel Dieu de Vire. C’est un vaste domaine comprenant : dans le vallon, le moulin à quatre tournants et sur le coteau et le plateau, une exploitation agricole allant jusqu’à la route de Vaudry entre la ruelle aux loups et le chemin de Saint-Pair.

Bien d’Eglise, il fut confisqué en 1794, devint « bien national » et fut vendu en quatre parcelles mises en adjudication.

La fabrique de Blon

Après être passée aux mains de plusieurs propriétaires, la parcelle du moulin, avec le vallon et les coteaux de sa rive droite, fut acquise en 1810 par Jean-Baptiste Tirel. Celui-ci entreprit d’y établir une manufacture de drap, industrie qui fut florissante dans la région viroise. Il fit construire de beaux bâtiments, solides et spacieux, fit venir les machines les plus perfectionnées, trouva des débouchés en obtenant la fourniture du drap pour l’habillement des soldats de l’Empire.
L’usine prospéra quelques années, puis périclita après 1815 et Tirel fut contraint à la vendre. Ses acquéreurs successifs ne réussirent pas à redresser la situation et elle resta à l’abandon, jusqu’au jour où un nouvel acheteur, en 1840, ouvrit dans l’histoire de Blon une page toute nouvelle.

SUITE...

La rivière de Roullours ou des Houlles, du nom de sa source, a creusé son lit au fond du vallon. Son cours rapide et régulier faisait tourner les roues d’un moulin, depuis probablement le Xème siècle.

sans doute la trace d'un ancien moulin au bord du ruisseau des Houlles.

 

 
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